La BD du mardi # 1

5 mai 2026

Iron Man 1-2 (VO)
Joshua Williamson – Carmen Carnero
Marvel – 2026

Difficulté de la VO : assez facile.

On ne va pas se mentir, l’étape ultime pour un lecteur de comics est le passage à la VO. Pour laisser derrière soi les traductions en dents de scie, le lettrage français plus petit que son homologue US, l’attente parfois interminable d’une série dans la collection que vous appréciez le plus – si vous êtes adepte des Deluxes chez Panini, vous avez appris la patience, bravo à vous – et du choix des titres que vous souhaitez suivre et ainsi ne pas payer pour ceux que l’éditeur amalgame de force à toutes les autres – certaines séries X-Men dont vous rêvez faire l’impasse, ou juste ne pas avoir dans la pochette surprise de la revue Marvel Comics les épisodes de Spider-Boy. S’il n’est plus très difficile aujourd’hui de commander sur Internet des titres en version originale – les prix des TPB étant finalement intéressants en rapport à la VF, qui plus est, avec les dernières augmentations en date –, ne reste qu’à traiter la difficulté de la langue. D’où l’idée d’une note sous le titre.

S’il y a forcément quelques passages où ça bloque – il y a toujours un mot, à un moment, que l’on ne connait pas ou que l’on a tout simplement oublié –, il n’y a pas de phrases véritablement complexes ou alambiquées, ou de tournures ardues. Les épisodes ne sont pas trop verbeux – même si Tony est un bavard – et on ne passe pas son temps à lire une tonne de textes - contrairement à un Tom King sur Wonder Woman par exemple.

Iron Man repart ainsi au numéro 1. Le personnage vivant toujours une sorte de boucle de l’éternel recommencement, on reprend donc les mêmes et on recommence. Si les derniers relunchs nous ont vite fait déchanter, celui-ci est plutôt original et imagine un miroir déformant de Stark lui-même plutôt qu’un énième ennemi en armure. Surtout, il prend plutôt bien le lecteur par la main pour l’accompagner dans ces nouvelles aventures. S’il est toujours question de faire un effort pour prendre le train en marche – après tout, on parle de comics –, les situations tout comme les ennemis présentent des objectifs assez clairs et explicites. Avec un bon mélange d’humour, d’action et de surprises. Les très bons dessins de Carmen Cardero finissent cette belle petite armure composée de deux épisodes, pour le moment, et donnent espoir que nous aurons enfin une série à la hauteur de son héros à la personnalité aussi complexe que le matériel qu’il transporte.

Grégory Covin

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